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Cadastre ancien

Sans les incontournables plans du cadastre napoléonien numérisés et consultables sur les sites d’archives en ligne, il serait parfois bien difficile de localiser les lieux de vie des membres d’un même arbre généalogique. Si les lieux-dits ont pour la plupart traversé les époques, certains ont disparu.

Afin de conserver la liste et la localisation de certaines données, j’ai pour habitude de travailler avec l’outil My Maps proposé par Google. Quelques prochains articles de ce site auront pour contenu la reconstitution de plans des communes sur lesquelles j’ai effectué des recherches et je souhaitais en préambule de ces publications présenter la définition du Répertoire universel et raisonné de jurisprudence civile, criminelle, canonique et bénéficiale paru avant la révolution française qui retrace sommairement l’histoire du cadastre.
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Cadastre napoléonien : Lieux-dits d’Arconcey

Cette carte est complétée par la transcription de la monographie de la commune et paroisse d’Arconcey extraite du manuscrit de l’abbé Denizot rédigé à la fin du XIXe siècle.

Lieu-dit (Orthographe du cadastre pour les lieux non référencés par Google map)
Lieu-dit disparu (Aucun bâtiment lié – Position approximative)
Terrain, passage (Position approximative)

 

Arconcey : En latin : Arconciacum, Arconceium ; au Moyen-Âge Arconcey. — Anciennement, du bailliage et subdélégation d’Arnay-le-Duc ; du diocèse d’Autun ; archidiaconé d’Avallon, archiprêtré de Saulieu. Maintenant du Département de la Côte d’Or, Arrondissement de Beaune, Canton de Pouilly-en-Auxois ; du Diocèse de Dijon. — À 54 kilomètres de Dijon ; 45 de Beaune ; onze de Pouilly ; 14 d’Arnay ; 23 de Saulieu.
(4 ou 5 des gares de Pochey-Huilly (Tramway de Beaune à Saulieu). 5 ou 6 de celle d’Essey (Chemin de fer d’Epinac aux Laumes.).)

Territoire sur un plateau montagneux dans sa partie nord ; appartenant géologiquement aux marnes supraliatiques, et à l’Étage inférieur du Calcaire oolitique. Seulement un bouquet de bois ; tout à peu près est donc en bonnes terres labourables, avec des prés, et quelques pieds de vignes. Aucun cours d’eau ; si ce n’est un faible ruisselet ; mais plusieurs sources ou fontaines, entre autres celle du Serein qui est sur les limites au Sud-Ouest, une derrière le château dont l’eau est abondante et légère, une autre près d’Avincey qui parfois jette à gros bouillon, et se répand sur le terrain voisin ; etc..
(Avant 1789 il y avait une vigne seule, au seigneur, de cinquante ouvrées.)
(Carrières assez renommées ; on a essayé d’y exploiter de l’albâtre et du marbre gris.)

— Vestiges d’habitations à l’Est et au Sud du village, non assez caractérisées pour pouvoir en déterminer l’époque.
C’est au XIIe siècle qu’Arconcey se montre dans l’histoire : en 1130 Etienne, évêque d’Autun, donna au prieur d’Arnay le patronage de l’église, qui est sous le vocable de la S.te Vierge (L’Assomption).
Ses plus anciens seigneurs du nom que nous connaissons sont Hugues et Guillaume d’Arconcey, chevaliers, témoins, en 1206, dans une Charte concernant l’église d’Autun à Pochey et Cussenay. Gauthier d’Arconcey, en 1220. Guy et Guillaume ses fils, en 1258. Jean, surnommé de Paris, chevalier, en 1277. Girard, chevalier, accompagna le duc Jean d’Arras à S.t Denis en 1414.
(On trouve deux doyens de la Collégiale de Beaune du nom d’Arconcey, Hugues en 1130, l’autre en 1229 et ils sont de de la famille seigneuriale. On trouve aussi d’autres personnages, comme Gilet d’Arconcey, un des légataires des Eudes de Roussillon, en 1298, mais cette manière de dire indique seulement qu’ils sont du dit village.).
Il y a toujours eu plusieurs seigneurs en partie, même du temps des ceux du nom. En 1325 Etienne de Mont-S.t-Jean possédait la seigneurie proprement dite, qu’il tenait en fief du Duc, probablement depuis déjà long-temps, car en cette même année il rendit au Duc, de manière que dans la suite les seigneurs reprirent de fief non de lui mais du dit Duc directement. (En 1340, Guy d’Ostun, seigneur en partie). — En 1443, ce sont Jacques de Villers-la-Faye et Geoffroy d’Auxerre, sire de Beauvoir, qui tiennent ; et en 1493 les de Villers acquirent la portion des sires de Beauvoir arrivée par testament en dernier lieu à Jean de Ferrières. (Et du temps des de Villers-la Faye, divers possèdent plus ou moins : Jean de Trémont, sire de Jonvelle ; Guillaume Potin, écuyer ; Guyart Poinceot, sieur d’Aguilly ; Philippe Le Prince ; D.elle Guye de Courdasse ; Girard de Roussillon ; etc..). — En 1507, Adrien de Mailly, sieur d’Aunay, reprit de fief de Jeanne de Villers, mariée à Girard de Roussillon. — En 1567, N. de Rochechouart-Chandenier et Jacques Bouchin, bourgeois de Beaune, acquirent des frères Jacques et Africain de Mailly. — En 1584 tout passa à Jean de Sercey, seigneur de Clomot, qui possédait déjà quelque chose. Antoine-Elie de Sercey-Arconcey, qui prend le titre de comte d’Arconcey, laissa une fille mariée à Louis-Charles de Jaucourt-Cernoy ; et ainsi la seigneurie passa à cette noble famille, en 1767, jusqu’à la Révolution.
Au N.-Ouest, sur le flanc de la montagne, il y avait le château fort ; qui fut rebâti à la moderne par Roland de Sercey, en 1696, une seule des anciennes tours conservée. Les de Jaucourt le réparèrent et l’embellirent. « C’est un grand corps de logis, dit Courtépée, bien distribué, avec un péristyle au milieu, et terminé par un pavillon de chaque côté ; une belle fontaine par derrière ; la vue s’étend sur une plaine fertile, diversifiée agréablement ; l’horison forme un quart de cercle de six lieus de rayons. — Médailles et cabinet d’histoire naturelle ; on y remarque une écrevisse de rivière pétrifiée, de six pouces de long, trouvée dans les fouilles près d’Aisy-sous-Thil, et deux belles cornes d’ammon à six spirales, brillantes par le spath et fort polies, qui servent de tables, tirées des carrières du lieu.»
Et voici que de ce dernier château on est sur le point de ne plus rien voir non plus que du premier.
L’église d’Arconcey est belle ; du XIIIe siècle, avec des réparations, et des modifications notamment des XIVe et XVe. On peut y remarquer l’ancienne chapelle seigneuriale, deux piscines du XIIIe siècle, plusieurs petites statues, un grillage de répositoire. On connait le curé de la paroisse en 1201, c’était Guillaume (« Curatus de Arconcey et presbyter.»), qui fonda son anniversaire à Notre-Dame de Beaune. Citons en un de notre temps même, Jean-Charles Thorey, mort en 1871 ; il résida cinquante-deux ans, et fonda l’Ecole de filles pour être dirigée par des religieuses.
— La population était — en 1397 de dix-neuf feux abonnés ; — en 1666, de soixante-huit habitants, pauvres ; peu laboureurs ; — en 1775, de cent feux (400 communiants) ; — vers 1850, six cent-cinquante âmes ; et en ce moment, 1895, quatre cent-quatre vingt dix seulement.
— Le village d’Arconcey est situé au pied d’une assez haute montagne ; le sommet est à 137 m. au dessus des rues de la place. — Les communaux furent aliénés en partie en 1581 et 1691. — Sur la fin du XVIe siècle, Jeanne Hubert, de Beaune fonda, fonda a l’Hôpital d’Arnay un lit pour un malade d’Arconcey ; un maître d’école dans la paroisse à 50 écus de gage ; et dans l’église une lampe ardente pour 50 livres.
On a projeté, en 1895, la création dans le territoire d’un nouveau réservoir pour le canal.
— Les Écarts ou Dépendances sont :
1° — Juilly-Léchenaut, ou simplement Juilly, (Juilly-la-Chanau) ; hameau à plus d’un kilom., au S.-S.-O.
mentionné en 1284, dans le Cartulaire du prieuré de Bard. La duchesse Marguerite le donna à la Sainte-Chapelle de Dijon, en 1380, et il lui a toujours appartenu jusqu’à la Révolution. En 1397, il y avait six feux abonnés ; en 1666, huit.
2° — Lanneau (Lagneaut ; Agneau) ; hameau, au S.-E., à près de deux kilom.. Il a à peu près toujours fait partie de la seigneurie d’Arconcey même. En 1397, deux feux ; en 1666, cinq ; en 1775, sept.
3° — Avincey, (Avoncey) ; hameau, à trois kilom. ; à l’Est. En 1397 il y avait cinq feux serfs. Vers 1780, au seigneur du Rousset.
(A été démoli, il n’y a pas long-temps, un moulin à vent, situé au sommet de la montagne, à un kilom., au N.-N.-O.)

Extrait de : Encyclopédie de la Côte-d’Or de l’abbé Denizot (Bibliothèque municipale de Dijon)

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