L’actuelle commune de Mauléon ayant subi plusieurs modifications, cette carte est complétée par les éléments du Dictionnaire topographique du département des Deux-Sèvres : comprenant les noms de lieux anciens et modernes

Lieu-dit (Orthographe du cadastre pour les lieux non référencés par Google map)
Terrain, passage (Position approximative)
Calvaire, édifice religieux (Existant ou disparu)

 

Châtillon-sur-Sèvre, arrd.t de Bressuire. — Castellum de Maloleone, v. 1080 (cart. Marmout. f. lat. 5441.). — Mauleonium, 1090 (cart. Trin. Maul.). — Malleo, 1123 (id.). — Mauleo, 1155 (cart. l’Absie). — Maleonium, 1182 (cart. Orbest.). — Mauleum, 1205 (id.). — Malus Leo, 1214 (lay. tr. ch. 1). — Maleon, 1251 (id. 111). — Malleonium, 1300 (gr.-Gauthier). — Mauleion, 1317 (arch. V. Brosse-Guilgault, 7). —Maulyun, 1326 (arch. hist. Poit. XI). — Molléon, 1672 (arch. V. Brosse-Guilgault, 15).
Mauléon fut nommé Châtillon-sur-Sèvre en 1736, lors de son érection en duché-pairie en faveur du comte de Châtillon. Cette dénomination nouvelle était mal choisie, car la ville est située sur l’Ouin, affluent de la Sèvre-Nantaise.
Châtillon possédait trois églises : celle de l’abbaye de la S.te Trinité, ordre des Génovéfains, et deux paroisses, S.t-Pierre et S.t-Melaine. L’église abbatiale, seule conservée, sert de paroisse. S.t-Pierre était à la nomination de l’abbé de la Trinité, et S.t-Melaine avait pour patron l’abbé de S.t-Jouin-de-Marnes. L’ancienne aumônerie, qui avait peu d’importance, fut transformée en hôpital en 1747 par le duc de Châtillon.
La baronnie de Mauléon relevait de la tour Maubergeon de Poitiers, 1405 (gr.-Gauthier, des bénéf.). Elle comprenait Mauléon, le Temple, Rorthais, S.t-Aubin-de-Baubigné, les Aubiers, Nueil-sous-les-Aubiers, la Petite-Boissière. Lors de son érection en duché de Châtillon, elle fut placée dans la mouvance directe de la tour du Louvre. La juridiction ducale ressortissait directement au parlement. Il y avait aussi une juridiction des traites (aff. du Poit. 1777).
Châtillon dépendait du doyenné de S.t-Laurent-sur-Sèvre (Vendée), et de la sénéchaussée de Poitiers. Il était le chef-lieu d’une élection comprenant 75 paroisses en Poitou et 8 paroisses dans les marches communes de Poitou et Bretagne. Sept paroisses seulement de cette élection sont situées dans le département actuel des Deux-Sèvres. Ce sont : Rorthais, S.t-Jouin-sous-Châtillon, le Temple, S.t-Aubin-de-Baubigné, les Échaubrognes, le Puy-S.t-Bonnet.
Il était aussi le chef-lieu d’une subdélégation de l’intendance de Poitiers, qui comprenait 60 paroisses, dont 25 dans le département actuel des Deux-Sèvres, savoir : Châtillon, Beaulieu, Bretignolle, Breuil-Chaussée, Chambroutet, Cerizay, Cirière, Clazay, Combrand, la Chapelle-Largeau, la Petite-Boissière, le Pin, le Puy-S.t-Bonnet, les Aubiers, le Temple, Montigny, Montravers, Moulins, Nueil-sous-les-Aubiers, Rorthais, S.t-Amand, S.t-Aubin-de-Baubigné, S.t-Clémentin, S.t-Jouin-sous-Châtillon, Voultegon.
Châtillon comptait 147 feux en 1750 (cart. alph. Poit.)
En 1790, Châtillon devint chef-lieu de district. Mais le décret du 30 août 1792 lui enleva cette qualité au profit de Bressuire. Le canton de Châtillon comprenait les communes de S.t-Aubin-de-Baubigné, S.t-Amand, la Petite-Boissière, S.t-Jouin-sous-Châtillon, Rorthais et le Temple. Et l’an VIII, on lui adjoignit le canton supprimé des Échaubrognes, c’est-à-dire la Chapelle-Largeau, Moulins, le Puy-S.t-Bonnet, S.t-Pierre et S.t-Hilaire des Échaubrognes.