Ganagobia, le Puy de Ganagobie, un tiers de feu, en la Viguerie de Forcalquier ; en quelques vieux documens de l’Evêché de Sisteron il est dit, Podium Conognoriense. Il y a un Monastere fort ancien avec cinq ou six Moines, sous un Prieur titulaire de l’Ordre de Cluny. Il sera parlé de la fondation en l’Histoire, sur la vie de Guillaume II. Comte de Provence ; ce qu’on dit du sujet de sa fondation, & de l’ethimologie de son nom du iourd’huy de Ganagobie, tient un peu de la fable, sçavoir qu’une chienne boiteuse, que l’ancien vulgaire Provençal pourroit nommer Canagobia, se déroboit tous les iours, estant à la chasse, de la compagnie des autres chiens, pour venir s’arrester en ce lieu, où l’on trouva puis apres en creusant en terre de belles Reliques des Saints, pour la veneration desquelles l’on bâtit cette Eglise, y appellant les Moines de Cluny pour la servir.

Extrait de : La chorographie ou description de Provence et l’histoire chronologique du mesme pays

Armoirie_puy_de_Ganagobie

La communauté du lieu du Puy de
Ganagobie, porte : d’azur, à une
montagne d’or, et autour
est écrit
Ganagobie.

 ARMOIRIES

DE

GANAGOBIE

armoirie_n-d_ganagobie

Le couvent de Notre-Dame de Ganagobie, ordre de Cluny, porte : de gueules, à une épée en pal, et deux clefs passées en sautoir brochante sur l’épée ; le tout : d’argent, et autour de l’écu est écrit « Ganagobie ».

 

C’est en contrebas de l’abbaye que se trouve le hameau Les Barous, où vécurent probablement mes ancêtres du même nom qui exerçaient la profession de ménagers (Petits propriétaires agriculteurs). Le dictionnaire provençal tire « barou » du languedocien et propose un nom de famille méridional qui correspondrait à « baron ». Le titre de baron était donné au prieur, mais nulle trace d’un Barou dans les prieurs qui se succédèrent à Ganagobie. Si l’endroit est plutôt isolé, son autel de Saint Transi auquel on prêtait des pouvoirs miraculeux attirait les foules. Il fut au XVIe siècle et durant près de 100 ans, le théâtre d’une occupation de squatteurs peu scrupuleux… Au vu du lien qui semble s’établir entre la période, le lieu, les religieux et mes aïeux, il m’a semblé nécessaire de scinder cet article plutôt que d’en rédiger deux. Je propose donc dans un premier temps un extrait de l’ouvrage de l’Abbé Fleury : Institution au droit ecclésiastique, qui témoigne de l’évolution de l’organisation religieuse de l’époque et qui permet de comprendre assez facilement la place des prieurs dans la hiérarchie de différents ordres ; dans un second temps l’histoire du Prieuré de Ganagobie et son incidence sur le passé régional.

1890 - Ganagobie. Photographe : Saint-Marcel EYSSERIC

1890 – Ganagobie. Photographe : Saint-Marcel EYSSERIC

1950 - GANAGOBIE (Basses-Alpes). Vue aérienne.

1950 – GANAGOBIE (Basses-Alpes). Vue aérienne.

Ganagobie, (Basses-Alpes). Cloître attenant à l'église, ensemble. (7.bre 1887). Photographe : Séraphin Médéric MIEUSEMENT

Ganagobie, (Basses-Alpes). Cloître attenant à l’église, ensemble. (7.bre 1887). Photographe : Séraphin Médéric MIEUSEMENT