Aux origines : Le ver à soie

Si Ling Chi

Si Ling Chi

Chine, vers 2650 avant J-C.

Un cocon blanc tombé d’un mûrier dans la tasse de thé de la princesse Si Ling Chi, femme de l’Empereur Jaune, a commencé à se dissoudre dans l’eau chaude en un long filament brillant. Ainsi fut découvert le secret du dévidage de la soie préservé durant plusieurs siècles.

PROGRESSION

Route de la soie

Route de la soie

De ce pays, la sériciculture rayonna dans les contrées avoisinantes, l’Indo-Chine, et l’Inde. C’est là que les Phéniciens, hardis navigateurs, allaient acheter les riches étoffes de soie qu’ils vendaient à l’Europe charmée. Rome, qui se passionna pour ces beaux tissus, et qui les payait littéralement au poids de l’or, les Romains ne surent jamais d’où ils venaient au juste, et ce que c’était que cette matière mystérieuse. Ils la croyaient un produit purement végétal, ou bien c’était pour eux le fil d’une grosse araignée. On ne sut bien la vérité sur ce point, en Europe, qu’au milieu du VIe siècle. En 555, deux moines apportèrent de l’Inde à Constantinople, dans un bâton creux, de la graine de vers à soie, et la présentèrent à l’empereur Justinien. […] L’histoire doit être vraie, cependant, bien qu’il soit assez difficile de comprendre comment ces deux hommes venus à pied de l’extrême Orient, ont pu apporter des œufs bien intacts : peut-être ne venaient-ils pas de si loin qu’on l’a cru.

Le ver à soie s’étendit dans la Grèce et dans l’Asie Mineure, où les musulmans et les croisés le trouvèrent plus tard.
(Extrait de : Écoliers et vers à soie ou la petite magnanerie du père Toussaint – Louis Leclerc 1830)

Justinien fit cultiver le mûrier en Grèce, peut-être initialement dans la région de Soufli à la frontière turque.

Quelques siècles plus tard l’industrie séricicole fut de nouveau développée en Morée (Grèce) et en Sicile, grâce à Roger de Hauteville (vers 1031 – † 1101), aventurier originaire de Coutances (Manche).

L’évolution TARDIVE en France

Louis XI le Prudent fut, entre autres, à l’origine de quelques initiatives heureuses :

    • Création des parlements de Bordeaux et de Dijon.
    • Développement du commerce international.
    • Amélioration des routes.
    • Création de la poste royale.
    • Fondation des premières imprimeries et manufactures de soie.

Gentilhomme LouisXI

Gentilhomme époque Louis XI (1423-1483) : Éperons dorés du chevalier et par dessus l’armure les hoqueton de chevauchée. Le hoqueton était fait d’étoffe de soie épaisse et solide doublée de fourrure.

Haut-seigneur-LouisXI

Haut seigneur armé époque Louis XI (1423-1483) : Il porte une armure cannelée à grandes cubitières. Sur l’armure est placée une cotte juste armoriée. Le chapeau de ce seigneur est en velours et ceint d’un bandeau d’orfèvrerie.

Couleuvrinier-LouisXI

Couleuvrinier époque Louis XI (1423-1483) : Le fantassin tient ici le trait à poudre ou couleuvrine à main. Il est muni d’un gambison avec gorgerin et épaulières à lamettes pendantes et d’une salade d’homme de pied.

(Images of Medieval Armor)

Le berceau de l’industrie de la soie

Au XVème siècle, les étoffes de soie, alors très prisées, devaient être importées d’Italie. Pour réduire cette dépense de 400 000 à 500 000 écus d’or, le roi Louis XI décide en 1466 de développer une production nationale à Lyon. Les Lyonnais protestent et la fabrication est finalement déplacée à Tours où est implantée en 1470 la première manufacture royale de soie.

Louis XI invite des artisans italiens et grecs à s’installer à Tours, ville qui compte 8 000 métiers à tisser en 1546 et devient la capitale de la soie.

Audrey Vautherot (Lien article)

A gauche, une femme nourrit les vers de feuilles de mûrier; à droite, les vers font leurs cocons sur des brindilles de bois; au centre, une femme tient un papillon sur son doigt.

A gauche, une femme nourrit les vers de feuilles de mûrier; à droite, les vers font leurs cocons sur des brindilles de bois; au centre, une femme tient un papillon sur son doigt.

PERTINENCE

Selon quelques sources familiales sérieuses mes ancêtres AUGRIS / AUGRY avaient apparemment fait partie de ces quelques artisans grecs installés sur la région de Tours. Mes recherches personnelles sont actuellement bloquées sur l’ancienne Basse Marche (Au sud de l’Indre) faute de registres en lignes antérieurs à l’an 1737 sur la commune de résidence de mes ascendants directs.

Il existe une autre branche de ce patronyme dans la région lyonnaise (Deuxième capitale de la soie à partir du règne de François 1er.). Tous ces AUGRIS / AUGRY sont-ils liés ?

Page web à voirLe Manach